«Je veux rire de nos différences, ne pas dramatiser ce qui pourrait l’être et mettre en valeur la relation à l’autre.» Aurélie Cuvelier
Sur scène, ils sont quatre circassiens aux corps et aux personnalités foncièrement différentes. Fragiles ou forts, souples ou cassés. Surtout, ils ont chacun leur propre démarche, avec l’envie de montrer que « l’on n’est rien sans l’autre, sans le corps de l’autre ». Liberté. Complémentarité. Solidarité.
Ce spectacle est né de la rencontre entre la compagnie VireVolt et Sébastien Spennato, ancien membre de l’équipe de France handisport de tir à l’arc privé de l’usage de ses jambes. Le handicap s’est dès lors transformé en moteur de création, puisqu’il a fallu déconstruire l’automatisation des mouvements du cirque pour réapprendre un langage commun. Le fauteuil n’apparaît jamais sur scène, gommé, inutile pour le coup, puisque chacun évolue dans un ensemble, en acceptant sa dépendance aux autres. Quand on s’appuie sur quelqu’un, il faut pouvoir compter sur lui. Ici, les corps au ras du sol jouent à se confondre, tandis que là, ils s’envolent, et continuent à exister, faisant fi de leurs différences.
Ce titre, Des Marches, qui renvoie au déhanchement propre à toute personne qui évolue dans l’espace, symbolise aussi le chemin à parcourir pour atteindre un but commun.










