Médée

D'après Euripide
Mise en scène Laurent Fréchuret
Mardi 23 et mercredi 24 novembre 2010 à 20h30

Durée 2h15
Tarif C


Médée, pour faire court, c'est cette femme jetée en pâture à la vindicte populaire parce qu'elle a tué ses enfants. Dans l'idée de « réinventer une musique et un jeu tragiques », Laurent Fréchuret propose un spectacle au dispositif scénique ultracontemporain, entre opéra rock et tragédie musicale.

L'essentiel

« Je ne veux pas d’une vie heureuse qui ne m’apporterait que des chagrins. Je ne veux pas d’un salut qui chaque jour me grifferait le cœur. » Euripide (traduction de Florence Dupont)

Médée, pour faire court, c'est cette femme jetée en pâture à la vindicte populaire parce qu'elle va tuer ses enfants. Mais comment une mère peut-elle en arriver à ce point de non-retour ? Avec la nouvelle traduction de l'helléniste Florence Dupont, Médée nous est indéniablement plus proche. Car, si cette histoire nous semble ne pouvoir se produire que dans des temps immémoriaux, elle a des résonances totalement actuelles.
Florence Dupont et Laurent Fréchuret ont collaboré pour retrouver la force spectaculaire du théâtre grec ancien. Ils ont notamment travaillé en particulier les émotions créées par le décor sonore (musique du chœur, voix des acteurs). Dans l'idée de « réinventer une musique et un jeu tragiques » pour représenter cette Médée, Fréchuret propose un spectacle au dispositif scénique ultracontemporain, entre opéra rock et tragédie musicale, et soutenu par une distribution impressionnante. À elle seule, Catherine Germain fait montre d’une puissance d’incarnation incontestable et fait de cette Médée une femme bafouée, mais debout et digne jusque dans sa monstruosité.

Générique

Traduction Florence Dupont
Interprétation Xavier Boulanger, Catherine Germain, Thierry Gibault, Mireille Mossé, Martin Selze, Zobeida
Musiciens Takumi Fukushima, Dominique Lentin, Jean-François Pauvros
Les enfants du film Félix Boutet, Mattéo Eustachon
Assistanat à la mise en scène, dramaturgie Renaud Lescuyer
Scénographie Stéphanie Mathieu
Assistanat à la scénographie Clotilde Grelier
Lumière Franck Thévenon
Son François Chabrier
Musique Takumi Fukushima, Dominique Lentin, Jean-François Pauvros       
Costumes Martha Romero
Assistanat costumes Aude Perennou
Maquillage et coiffure Françoise Chaumayrac
Regard chorégraphique Thierry Thieû Niang
Images Pierre Grange
Construction décors Frédéric Duchaxel et son équipe
Régie générale Jérôme Delporte
Régie son François Chabrier
Régie plateau Sylvain Marchal
Régie plateau et poursuite Philippe Fontaine

Production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN
Coproduction Nouveau Théâtre – CDN de Besançon et de Franche-Comté, Théâtre Dijon Bourgogne – CDN

La nouvelle traduction de Florence Dupont est publiée aux éditions Kimé



Photo Christophe Raynaud de Lage

Revue de presse

« La mise en scène de Laurent Fréchuret nous fait assister à l’accouchement par Médée de son propre monstre intérieur. (…) On assiste à une sorte d’opéra total très réussi, vibrant, qui touche tous les sens et nous captive, où tous les artistes tiennent à même hauteur la partition. »
                                                                                               Sylviane Bernard-Gresh, Télérama


« Laurent Fréchuret met en scène Médée, une terrible histoire d’amour et de vengeance incarnée par Catherine Germain, dont la présence vibrante permet une relation avec le public d’une grande proximité. Du vrai, du grand théâtre populaire, qui s’invente dans le jeu, la musique et les apparitions. »
                                                                                                    Léna Martinelli, Les Trois Coups


« Pour porter ce rôle, dans une traduction très contemporaine et accessible de Florence Dupont, il a trouvé une perle rare. Entourée de Jean-Louis Coulloc’h (parfait pitoyable et infatué Jason), Mireille Mossé (étonnante nourrice), Zobeida (détonante coryphée), Thierry Bosc (le roi) et Martin Seize (le précepteur), Catherine Germain est magnifique et sublime. »
                                                                                                                                 Froggy’s Delight


« La force de la mise en scène réside avant tout dans le parfait équilibre entre un texte explosif et une mélodie hypnotique. Comme un écho aux mots, l’orchestre, étrange et dérangeant par ses airs d’outre-tombe, souligne la montée en puissance de la tension et éclaire la parole. »
                                                                                                                    Maud Denarié, evene.fr