«Je connais depuis longtemps le gris des cailloux, le brun de l’écorce, le vert de la mousse (...). Aujourd’hui, je vais connaître le rouge de l’école.»
Mi-ogre mi-humain, Simon l’Ogrelet est un grand garçon de 6 ans, qui vit en marginal avec sa mère au fin fond d’une verte forêt. Son existence coule paisiblement entre insouciance et plaisir de l’instant, jusqu’à sa toute première journée d’école. Un théâtre de nouveautés et d’imprévus. Il y rencontre les autres, des camarades de classe, parmi lesquels la belle Pamela, et se découvre un irrésistible changement de comportement dès qu’il est confronté à la couleur rouge. ROUGE. Comme un goût de sang dans la bouche. C’est que l’Ogrelet est le fils d’un ogre, que sa mère a rencontré un jour et passionnément aimé. À peine né, Simon va ainsi devoir affronter trois épreuves pour tenter d’échapper à sa condition de «petit d’ogre» et pour accepter le regard des autres.
Adapté par le metteur en scène fribourgeois Julien Schmutz, ce texte de la Québécoise Suzanne Lebeau est plus qu’un conte de fées. C’est un conte sanguinaire dans lequel un enfant doit apprendre à canaliser la violence contenue en lui. C’est aussi une formidable réflexion sur la manière d’aborder la question de la différence.










