Yahia Yaïch Amnesia

Texte Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi
Mise en scène Fadhel Jaïbi
Lundi 5 septembre 2011 à 19h et mardi 6 septembre 2011 à 21h

Un an avant le soulèvement de son pays, Fadhel Jaïbi, grande figure du théâtre tunisien, invente l’histoire d’un homme de pouvoir qui subit une disgrâce inexorable et tragique. Une œuvre universelle sur le totalitarisme et un spectacle historique, tant par son caractère prémonitoire que par sa portée.

Spectacle en arabe et français, surtitré en français
Durée 1h45
Tarifs PT CHF 33.- TR CHF 22.- TS CHF 15.-

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L'essentiel

« J’ai peur de prononcer une parole libre qui me sera fatale.»

Il était au pouvoir et soudainement, il ne l’est plus. Il a contribué à mettre en place la machine répressive de l’État, et maintenant, il la subit. D’un coup d’un seul et sans explications, on lui enlève tout, sa position, ses titres, ses amis, son honneur, sa liberté, sa raison.

Un an avant le soulèvement de son pays, Fadhel Jaïbi, grande figure du théâtre arabophone tunisien, invente l’histoire d’un homme de pouvoir, chef de l’exécutif dans une république «dattière», qui subit une disgrâce inexorable et tragique. Écrite et montée avec sa comédienne fétiche, Jalila Baccar, cette fable politique concentre tous les
travers et désarrois d’une société au bord de l’explosion. En 2010, le spectacle brave la censure pendant deux mois en plein Tunis. En 2011, il est devenu l’emblème de cette insurrection populaire qui a déclenché le «printemps arabe», la plus grande vague révolutionnaire de ces dernières décennies. Yahia Yaïch Amnesia est une oeuvre
universelle sur le totalitarisme et un spectacle historique, tant par son caractère prémonitoire que par sa portée.

Générique

Scénario, dramaturgie et texte Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi
Mise en scène Fadhel Jaïbi
Scénographie Kaïs Rostom 
Musique Gérard Hourbette (Art Zoyd)
Lumières Fadhel Jaïbi
Costumes Anissa B’diri
Interprétation Jalila Baccar, Fatma Ben Saïdane, Sabah Bouzouita, Ramzi Azaiez, Moez M’rabet, Lobna M’lika, Basma El Euchi, Karim El Kefi, Riadh El Hamdi, Khaled Bouzid, Mohammed Ali Kalaï
Assistante mise en scène et régie son Narjes Ben Ammar
Régie lumières Naïm Zaghab
Régie costumes Jalila Madani
Régie production Nozha Ben Mohammed
Directeur production Habib Bel Hedi

Production Familia Productions, Bonlieu Scène Nationale – Annecy
Coproduction TnBA – Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine, Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin, Théâtre de l’Agora – Scène Nationale d’Évry et de l’Essonne

Photos Mohamed Frini

Revue de presse

«Enfants terribles de la scène tunisienne, Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi orchestrent les étapes du limogeage puis de la déchéance d'un ministre dont on ne saura jamais exactement la faute qu'il a commise. (...) En dénonçant tout à la fois les libertés du peuple passées au rabot et les consciences anesthésiées par la télé, le foot ou un fondamentalisme religieux jugulé par un régime tunisien par ailleurs en déficit démocratique, Amnesia pourrait tout aussi bien avoir lieu ailleurs.»

                                                                L’Humanité

 

«Voici le choc, celui qu’on attendait, celui qu’on attend toujours en allant au théâtre, et qui est si rarement au rendez-vous. Amnesia, la dernière création de Fadhel Jaïbi et Jalila Baccar, est un véritable coup de poing, tant politique qu’esthétique. Il y est question d’oubli, mais parler de la défaillance de mémoire est aussi une façon de s’en prémunir.»

                                                                Les Trois Coups


«Tout Tunis court voir cette pièce, rue Ibn Khaldoun, à deux pas de l'avenue Bourguiba, en plein coeur de la capitale (...). Et tout Tunis demeure médusé par le fait qu'un tel brûlot politique ait pu échapper à la censure féroce qui frappe la Tunisie.»

                                                                 Raphaël de Gubernatis, Le Nouvel Observateur

 

«Voir une pièce de théâtre qui décrit par le menu détail les méthodes insidieuses de la répression et de l'intimidation, de la peur, de la responsabilité du système, du délitement d'un corps social aliéné, du silence des journalistes et des intellectuels, de la perte des valeurs (...) est extrêmement déroutant.»

                                                                 Tuniscope

 

«Figures emblématiques du théâtre tunisien, votre regard rigoureux et aigu sur la Tunisie d'aujourd'hui est servi et inspiré par une exigence artistique unique. (...) Pour cet engagement artistique, Chère Jalila Baccar et Cher Fadhel Jaïbi, au nom de la République française, nous vous remettons les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.»

                                                                  Frédéric Mitterrand, ministre français
                                                                de la Culture et de la Communication