Danse
Unwanted
Dorothée Munyaneza
Jeudi 1er mars à 20h30

DURÉE 1h30
TARIF B
Plein 40 / 30 | Réduit 35 / 25 | Mini 15
Pass Forum 15 | Pass Éco 15

Lorsque le massacre rwandais commença en 1994, Dorothée Munyaneza avait 12 ans. Elle a pu fuir le génocide. Aujourd’hui, se confrontant à l’horreur des viols commis en temps de guerre, elle a recueilli les témoignages de nombreuses victimes et porte leurs voix sur scène en duo avec la remarquable chanteuse afro-américaine Holland Andrews. Une ode vibrante à la féminité et à la dignité.

L'essentiel

Un hommage furieux à l’irréductible force de la vie

En 1994, lorsque commence le massacre rwandais, Dorothée Munyaneza vient d’avoir 12 ans. Ses parents fuient Kigali et l’emmènent en Grande-Bretagne, mais l’écho de la guerre la marque à jamais. Dans un premier spectacle, elle exorcisait l’horreur dans un bain de danses et de chants explosifs. Pour cette deuxième création, elle a rencontré plusieurs dizaines de femmes et d’enfants, toutes et tous associés aux viols massifs. Traitées comme butins de guerre, violées par l’ennemi, devenues mères d’enfants qu’elles haïssaient autant qu’elles-mêmes, obligées souvent de vivre à proximité de leurs anciens bourreaux, les femmes victimes des combats cumulent toutes les peines. Et tout ça, dans le silence.

Dans une scénographie flamboyante peinte par le Sud-Africain Bruce Clarke, Dorothée Munyaneza restitue ces témoignages sous forme de monologues, de chants et de danses furieuses. À la violence des actes, elle répond en montrant l’irréductible force de vie qu’elle a trouvée chez ces femmes et ces enfants, qui vivent malgré tout debout, en quête de lumière.

Générique

Conception et chorégraphie Dorothée Munyaneza
Avec Holland Andrews, Alain Mahé, Dorothée Munyaneza
Regard extérieur Faustin Linyekula
Scénographie Vincent Gadras
Artiste plasticien Bruce Clarke
Création lumières Christian Dubet
Musique Holland Andrews, Alain Mahé, Dorothée Munyaneza
Costumes Stéphanie Coudert
Régie générale Marion Piry
Direction de production, administration, diffusion Emmanuel Magis – Anahi

Production Cie Kadidi, Anahi
Coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de Nîmes – Scène conventionnée pour la danse contemporaine, Le Liberté – Scène nationale de Toulon, Pôle arts de la scène – Friche la Belle de Mai, La Chartreuse – Villeneuve-lès-Avignon – Centre national des écritures du spectacle, Musée de la danse – Rennes, Théâtre Garonne – Scène européenne – Toulouse, Maison de la culture de Bourges, Bois de l’Aune – Aix-en-Provence, BIT Teatergarasjen – Bergen, Pôle Sud – Centre de développement chorégraphique de Strasbourg, L’Échangeur – CDC Hauts-de-France, Escales danse en Val-d’Oise, Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale Théâtre du fil de l'eau - ville de Pantin,  Théâtre Forum Meyrin, Genève, Tanz im August/HAU Hebbel am Ufer – Berlin, Festival d’Automne – Paris
Avec l’aide de Montévidéo – Marseille. La compagnie Kadidi bénéficie du soutien de l'Institut français pour ses tournées à l'étranger.
Soutien DRAC PACA – Ministère de la Culture et de la Communication, Région PACA, Arcadi Île-de-France, Fonds de dotation du Quartz – Brest, Creative Exchange Lab du Portland Institute for Contemporary Art, Africa Contemporary Arts Consortium – États-Unis, Baryshnikov Arts Center – New York, CICR – Comité International de la Croix-Rouge, Fonds SACD musique de scène

La presse en parle

«Ce qui frappe dans ce spectacle basé sur une honte incommensurable c’est la pudeur des mots, la pureté de la voix, même quand elle incarne l’horreur, la douleur. Et la discrétion du corps de la danseuse quand il esquisse l’inavouable.»
Christian Jade, rtbf.be

«Dorothée Munyaneza danse, se meut, transmet la rage que ces situations lui inspirent mais elle fait cela avec une grande maîtrise, une finesse qui rend le spectacle d’autant plus frappant.»
Hadrien Volle, theatral-magazine.com

«Ce qui pourrait provoquer appréhension, effroi même, sur le papier, prend dans Unwanted une surprenante intensité. Principalement parce que la magnétique Dorothée Munyaneza est une bonne définition de l’expression «bête de scène».»
Ève Beauvallet, Libération

À l'affiche