Mardi 30 octobre à 20h30

Une nuit balinaise

En hommage à Antonin Artaud

Le tout premier spectacle de danseurs balinais en Europe eut lieu en 1931, à l’occasion de l’Expo universelle. Parmi les spectateurs, le poète Antonin Artaud. Quatre-vingts ans plus tard, les artistes de Sebatu ont parcouru le monde et reviennent aux sources de leur aventure. Pour un nouvel émerveillement des sens.

Durée
1h40 avec entracte
Tarif A
Plein 60.- / 50.- | Réduit 55.- / 45.- | Mini 40.- / 30.-
avec le Pass Forum 40.- / 30.-

Accueil réalisé en collaboration avec les Ateliers d’ethnomusicologie

L'essentiel

Nous assistons à une alchimie mentale qui d’un état d’esprit fait un geste, et le geste sec, dépouillé, linéaire que tous nos actes pourraient avoir s’ils tendaient vers l’absolu. Antonin Artaud

Le tout premier spectacle mettant en scène des danseurs balinais en Europe eut lieu à Paris, en 1931, à l’occasion de l’Exposition universelle. L’événement fit grand bruit. Parmi les spectateurs, on trouvait le poète Antonin Artaud. Enthousiaste au possible, celui-ci se mit en tête de rédiger en une vingtaine de pages les émotions procurées par ce spectacle mêlant musiques d’un autre monde avec force «modulations syncopées de l'arrière-gorge» et danses spectrales qu’il voyait comme «un jeu de jointures»: «l’angle musical que le bras fait avec l’avant-bras, (…) un genou qui s’arque, des doigts qui paraissent se détacher de la main, tout cela est (…) comme un perpétuel jeu de miroir».

Depuis, les artistes de Sebatu ont parcouru le monde et forgé leur réputation sur leur art fabuleux des nuances. Quatre-vingts ans plus tard, cet ensemble exceptionnel revient aux sources de son aventure en reprenant les ingrédients qui avaient alors enthousiasmé l’auteur du Théâtre et son double. Une occasion unique de découvrir ces purs moments de beauté que sont le legong kraton, la danse des Telek, ou le tjak, un choeur d’hommes fondé sur des onomatopées imitant les bruits nocturnes de la nature.

Pour un nouvel émerveillement des sens.

Générique

Conception du projet Jacques Brunet et Jean-Luc Larguier
Direction artistique et musicale Nyoman Jaya et Gede Adhi
Création lumières Dominique Bonvallet
Conseillère scientifique Dewa Putra
Musiciens, danseuses et danseurs, actrices et acteurs Troupe de Sebatu
Direction de production Chantal Larguier
Accompagnateur et interprète Amine Jakfar
Diffusion Martine Dionisio – Scènes de la Terre

Production La Biennale internationale de la danse de Lyon, Le Théâtre national de Chaillot
Production déléguée Interarts – Lausanne
Coproduction Les Gémeaux – Scène nationale de Sceaux

Revue de presse

Ainsi vêtus, ainsi ornés, filles et garçons dansent avec une grâce irréelle, rompus qu’ils sont, dès l’âge de quatre, cinq ou sept ans, à une gestuelle parfaitement inhumaine à force de délicatesse et de virtuosité. [...]

Et c’est ce fabuleux patrimoine que nous dévoile ce programme «Une nuit balinaise», concocté par des connaisseurs, et qui se révèle ici d’une richesse et d’une complexité comme jamais on en avait joui en Europe
Raphaël de Gubernatis, «Dieux, déesses, sorciers, démons... Une nuit balinaise»,

Le Nouvel Observateur
, 21.09.2012



On a, le temps d’une nuit, cru croiser le fantôme d’Artaud. Bali vaut bien une danse.
Philippe Noisette, «Des dieux et des danses», Paris Match, 15.09.2012


Accompagné en direct comme il se doit par un gamelan, ensemble exceptionnel de gongs et percussions métalliques aux sons élastiques typiques de Bali, ce groupe de cinquante danseurs-acteurs nous offre un pan d’une histoire artistique unique. Un plateau de choix à savourer.
Rosita Boisseau, sortir.telerama.fr, septembre 2012


Un déferlement d’énergie vorace qui excite et rend joyeux. Tout Bali entre deux extrêmes.
Rosita Boisseau, «Dans les coulisses d’un gamelan», Le Monde, 21 septembre 2011


Même sous la pluie, alors que les éclairages naturels à la torche, ravitaillés en direct, vacillent, on ne peut qu’être happés par les couleurs, la nature, et l’on ne sait quoi qui nous échappe et fait  notre bonheur. Les récits fantasmatiques, les légendes, le théâtre masqué, narratifs, se mêlent, avec des moments de danse pure. Les abstractions y sont suspendues, accrochées telles des leurres à un geste délicat d’une main, à des pliés tendus entre ciel et terre, père et mère. Et cette complexité on la doit beaucoup à la musique, percutante, ruisselante, notamment dans le luxuriant gamelan [...]
Marie-Christine Vernay, «Bali sur Saône», Libération, 6 septembre 2011