«C’est de donner à vivre plutôt que de donner à voir qui motive ma recherche.» Guilherme Botelho
Ce pourrait être le roulement des vagues, le mouvement des feuilles tombant de l’arbre. Ou peut-être le trajet des gouttes de pluie sur la vitre d’une voiture dans laquelle un drame se joue. Une image du temps, non linéaire et pourtant inexorable.
Quinze danseurs défilent de jardin à cour sous nos yeux ébahis, inlassablement. Crapahutant, roulant, marchant, tombant, tourneboulant, s’arrêtant parfois, rarement, pour se retourner. Peu à peu, les corps muent, se redressent et c’est l’histoire de l’humanité qui nous est racontée. Un danseur tombe, un autre recule ; c’est l’instant où les destins se disjoignent, quand la différence ou l’inégalité marquent le cours d’une existence.
Pour composer cette étonnante chevauchée humaine, Guilherme Botelho a inventé une forme de chorégraphie organique, un flux incessant et pourtant discontinu. Aussi fascinant que le spectacle de la mer. Ou celui du feu.









