Premier amour

D'après Samuel Beckett
Mise en scène et interprétation Sami Frey
Lundi 1er et mardi 2 novembre 2010 à 20h30

Durée 1h20
Tarif A

Premier amour, texte doux-amer de Samuel Beckett, drôle et horrifique à la fois, est le soliloque d’un homme comme étranger à sa propre vie, qui préfère la compagnie des morts à celle des vivants. Sami Frey incarne avec une précision de virtuose cet homme égoïste et perdu.

Accueil réalisé en collaboration avec le Service culturel Migros Genève

L'essentiel

«J'associe, à tort ou à raison, mon mariage avec la mort de mon père, dans le temps. Qu'il existe d'autres liens, sur d'autres plans, entre ces deux affaires, c'est possible.» Samuel Beckett

Comment aimer ? Premier amour, texte doux-amer de l’Irlandais Samuel Beckett, drôle et horrifique à la fois, est le soliloque d’un homme comme étranger à sa propre vie et qui préfère les cimetières aux jardins publics, la compagnie des morts à celle des vivants. Pourtant, l’amour survient. Le premier et le seul. Au détail près que Lulu, la femme « extrêmement tenace » qu’il a épousée, mais dont il a oublié le nom de famille, n’est pas du tout celle qu’il attendait.
Sami Frey investit ce texte corps et âme : « J’ai découvert tard dans ma vie à quel point les écrits de Samuel Beckett me touchaient. À quel point la profonde humanité de ses personnages, le rythme de ses phrases, la musicalité de son français, son humour terrible, sa poésie, m’étaient proches sans effort », dit-il. Devant un rideau de fer, deux bancs et une lampe rouge qui clignote, Sami Frey, présence et voix unique, incarne avec une précision de virtuose cet homme égoïste et perdu.

Générique

Production Théâtre de l’Atelier
Lumières Franck Thévenon

Photo Hélène Bamberger/Cosmos

Revue de presse

« Beckett magique. Sami Frey est éblouissant dès le premier instant. Parce qu’il ne s’inscrit jamais pesamment dans les mots (…) il leur insuffle mille résonnances, mille échos d’innocence, de perversité, de mort et d’éternité mêlées. Il les hante et nous hante. »
                                                                                                        Fabienne Pascaud, Télérama


« Sami Frey impose avec une précision de virtuose les reliefs de Premier Amour. Une présence, une voix unique, le texte est sien comme si la pensée de l’auteur nous était rendue lisible jusque dans ses ruptures. »
                                                                                                                 Armelle Héliot, Le Figaro


« Sami Frey fait délice de toutes les malices du texte, ciselant délicatement le style précis, ses pleins et déliés. Il interprète véritablement le récit et donne une existence à cette écriture claire (…) C’est d’une finesse inouïe, d’une subtilité miraculeuse. »
                                                                                                                 Le Journal du Dimanche


« Emotion intense. Sami Frey et Beckett ne font plus qu’un. La salle retient son souffle un court instant, avant de saluer en un tonnerre d’applaudissement l’artiste et son double. »
                                                                                                                                           Les Echos


« Sami Frey est dans le texte de Beckett, fait corps avec lui. Larmes aux yeux devant tant d’élégance. »
                                                                                          Laure Adler, Le Journal du Dimanche


« Sami Frey nous mène par le bout du nez, jusqu’à cette ultime phrase, prononcée par notre homme qui se fait la belle quand Lulu accouche : « Mais l’amour, cela ne se commande pas. » Toute la salle se met debout. »
                                                                                                                    Le Nouvel Observateur