Jeudi 15 et vendredi 16 novembre à 20h30

L'Usage du monde

Nicolas Bouvier - Dorian Rossel - Cie STT

En mettant en scène L’Usage du monde de Nicolas Bouvier, Dorian Rossel s’est attaqué à un monument de sa jeunesse, un mythe fondateur de la littérature de voyage, un classique de la littérature tout court. L'occasion de se confronter à un Candide explorateur poursuivant sa toute personnelle «route de l’Inde».

Accueil réalisé en collaboration avec l’Association des Habitants de la Ville de Meyrin (AHVM)

Durée 1h40
Tarif B
Plein 40.- / 30.- | Réduit 35.- / 25.- | Mini 15.-
avec le Pass Forum 15.-

L'essentiel

On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. Nicolas Bouvier

En mettant en scène L’Usage du monde de Nicolas Bouvier, Dorian Rossel s’est attaqué à un monument de sa jeunesse, un mythe fondateur de la littérature de voyage, un classique de la littérature tout court. Le périple narré dans ce texte mène Bouvier de la Serbie aux portes de l’Inde. Il est âgé alors de 24 ans, voyage en compagnie de son ami Thierry Vernet à travers l’Iran, la Turquie ou l’Afghanistan à bord d’une Topolino sans âge. En chemin, il se fait dépouiller, gravit des montagnes infranchissables, parcourt son monde tel un Candide explorateur. Pour restituer les sons et les odeurs de cette toute personnelle «route de l’Inde», Dorian Rossel a choisi la nudité d’une scène plongée dans la pénombre. Pour
seul décor, une série de tables recouvertes de tissus chamarrés, ambiance de marché. Sur scène, ils sont trois acteurs et deux musiciens à restituer une voix qu’on écoute les yeux fermés tant elle nous emmène loin dans son sillage. Rossel procède par touches de couleurs, de lumières, de sons, comme s’il déroulait un carnet de voyage dont les vertus initiatiques étaient la curiosité et la découverte, l’apprentissage de soi et de l’autre.

Générique

Mise en scène Dorian Rossel
Dramaturgie et adaptation Carine Corajoud
Scénographie Sibylle Kössler
Collaboration artistique Delphine Lanza
Musique Anne Gillot et Jérôme Ogier
Lumières Claude Burgdorfer
Son Ludovic Guglielmazzi
Costumes Séverine Lustière
Assistant à la mise en scène Clément Lanza
Attachée de production Muriel Maggos
Relations presse Olivier Saksik
Interprétation Rodolphe Dekowski, Anne Gillot (musique), Karim Kadjar, Delphine Lanza, Jérôme Ogier (musique)

Coproduction Théâtre de Vidy-Lausanne, Cie STT, Comédie de Genève, Le Pour-cent culturel Migros, L’Arc – Scène nationale du Creusot
Soutiens DIP de l’État de Genève, Ville de Lausanne, Loterie Romande, Office fédéral de la Culture, Pro Helvetia

La Cie STT est en résidence au Théâtre Forum Meyrin.

Dorian Rossel est "compagnon du bord de l'eau" au Théâtre Vidy-Lausanne.

 

Revue de presse

«C'est une compilation réussie de sensations, une véritable mosaïque d'impressions qui s'apprécient comme une peinture où se mêlent des moments cocasses, des rencontres inopinées, des odeurs, une bonne dose de sérénité, le tout accompagné d'une pincée d'humour et de beaucoup d'humanité.»
Gilles Guillemain,lanouvellerepublique.fr, 30.10.2012

«C'est un conte, ce voyage. Comme une histoire avant le coucher pour endormir les têtes aux envies voyageuses: déserts hostiles, rencontres exotiques, toujours la même humanité aux quatre coins de la terre.»
Anne-Sylvie Sprenger, L'Hebdo

«Dans L'Usage du monde, Bouvier apparaît et disparaît sans cesse. Sa grande pudeur et sa délicatesse l'empêchent de parler de lui. Il raconte l'humanité et nous apprend à chercher la qualité au fond de soi.»
Dorian Rossel, interviewé dans Le Courrier

«Neige qui tombe, panne de voiture, désert brûlant, les trois comédiens alternent simple évocation et jeu en mouvement. Mais jamais, ils ne quittent les spectateurs des yeux, comme s'ils souhaitaient communiquer à chacun le formidable appétit de vie du récit. (...) Le mot est éculé, mais oui, ce spectacle est fraternel.»
Marie-Pierre Genecand, Le Temps

«De l'humour et de l'ironie, il y en a dans la mise en scène avec ces acteurs et musiciens qui traversent le monde de tables en tables, des tables qui sont plateau de scène, des tables qui sont villes, échoppes, rues, déserts, montagnes sous le soleil ou la neige virevoltante, de Yougoslavie en Afghanistan en passant par la Turquie et l'Iran. (...) Il ne s'agit pas d'illustrer l'usage du monde, mais de le vivre comme l'ont vécu, au volant d'une Topolino, Nicolas Bouvier et son ami, le peintre Thierry Vernet.»
Myriam Tétaz-Gramegna, Gauche Hebdo