«Cercle : Surface plane limitée par une courbe (circonférence) dont tous les points sont à égale distance du centre.»
Qu’est-ce qu’un diabolo ? Dans l’imaginaire commun, c’est un jeu, venu de Chine d’abord. Dans les mains de Petronella von Zerboni et Roman Müller, fondateurs helvètes de la compagnie Tr’espace, le diabolo est un art dont il est difficile de percevoir toutes les potentialités, tant ces deux-là semblent capables d’en repousser indéfiniment les limites. Théoriciens de l’effet gyroscopique, artisans-créateurs de leurs propres instruments de jongle, ils arrivent ainsi à créer un nouveau vocabulaire «diabolistique», plus proche d’une calligraphie dans l’espace que d’une accumulation de tours à la virtuosité sidérante.
Dans Le Cercle, les diabolos dialoguent avec la contrebasse de Mischa Blau ; le jonglage et la musique s’affrontent, parfois s’allient ; par ses seules vibrations, le diabolo crée des sons, tandis que l’instrument se transforme en décor, jusqu’à devenir objet de jonglage. Le Cercle est un premier aboutissement d’une longue recherche autour du diabolo, «acteur» principal du spectacle.










