Quand tu désires quelqu’un, tu ne sais pas quelle note tu vas jouer.
Quand tu croises quelqu’un, tu ne sais pas quel mot tu vas prononcer.
L’un qui récite et l’autre qui pianote. Expérience autant littéraire que musicale, ce spectacle est la rencontre inespérée entre Jacques Gamblin, un acteur qui considère que «son métier est de mettre les mots en rythme» et Laurent de Wilde, un pianiste qui ne s’est pas privé de prendre la plume, avec un certain succès.
Pour concevoir ce qui peut être considéré comme le premier one man show sur le jazz, Gamblin a cherché le tempo, l’urgence, le rythme propre à cette musique. En un mot, le swing. Le texte est issu d’un échantillonnage d’écrits sur le jazz puisés dans tous les registres, du romanesque au théorique, en passant par le poétique. Dans un phrasé chanté qui n’est pas sans rappeler le grand Ferré, il nous raconte sa rencontre avec une femme-musique, Lady Jazz; anecdotes et souvenirs de jeunesse s’enchaînent avant le savant fondu du texte dans le sextet de Laurent de Wilde, qui ouvre une seconde partie ébouriffante.
On dit que certains ont le rythme dans la peau; grâce à Gamblin, pour notre plus grand bonheur, ça monte au cerveau.











