Musique
Emel Mathlouthi
Mardi 13 novembre

Avec le chant comme arme de poing et la guitare en bandoulière, elle est une chanteuse contestataire. Tout juste âgée de trente ans, la Tunisienne Emel Mathlouthi chante en arabe, en français ou en anglais, multipliant les voix comme pour ériger un mur de paroles. Des paroles qui sont autant de vents de liberté.

Durée 1h30
Tarif B
Plein 40.- / 30.- | Réduit 35.- / 25.- | Mini 15.-
avec le Pass Forum 15.-

L'essentiel

Apporter de la force, de la conviction, de l'espoir aux gens, leur donner envie d'agir !

Tout juste âgée de trente ans, Emel Mathlouthi interprète des chansons dont les titres (Ça suffit, Tyran ou Pauvre Tunisie) sont largement explicites. Dans ses textes, écrits dès 2005, elle parle de liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, n’hésitant pas à prendre à partie les pouvoirs en place. Avec le chant comme arme de poing et la guitare en bandoulière, elle est ce qu’on appelle une chanteuse contestataire, dans la lignée de Bob Dylan, de Joan Baez ou encore de l’Égyptien Cheikh Imam. Sur sa guitare, elle avait écrit: «Je ne veux plus me taire.»

Son premier album, baptisé Kelmti Horra (qui signifie «Ma parole est libre»), c’est la Tunisie vue à travers les yeux d’une étudiante révoltée, d’une émigrée
aussi, qui s’était installée à Paris pour fuir les censeurs de son pays. Aujourd’hui, il a valeur de sauf-conduit, d’hymne à la résistance, au point que la chanson éponyme, après avoir fait le tour du Web, a servi de bande-son à la révolution de jasmin qui a enflammé la Tunisie début 2011.

Composant des hymnes électro-folk aux envolées orientales, Emel Mathlouthi chante principalement en arabe, et parfois en français ou en anglais, multipliant les voix comme pour ériger un mur de paroles. Des paroles qui sont autant de vents de liberté.

Générique

Chant, guitare Emel Mathlouthi
Guitare
Karim Attoumane
Violon, choeurs
Zied Zouari
Percussions, choeurs Imed Alibi
Machines Emmanuel Trouvé

Revue de presse

«Le premier disque de la jeune «protest singer» tunisienne creuse la veine de la fusion orientale avec un certain panache. Ses mélopées vocales incantatoires, habillées de cordes luxuriantes et martelées par des beats profonds et répétitifs, tirent à la fois ver le rock, l'électro et le trip-hop.»
Télérama Sortir

«Pour cette pasionaria de 30 ans, le chant est une arme. Nourrie par la musique arabe classique ou dissidente (...) et le jazz, grâce à un père militant et cultivé, Emel Mathlouthi s'est aussi abreuvée de protest song américaine. Bob Dylan, Joan Baez ou John Lennon comme mentors, un bon terreau pour faire naître ses mélodies qui brassent avec finesse tant d'influences. «Sous le régime de Ben Ali, il fallait se ranger à une forme et un certain contenu, et ça, je ne sais pas faire...»»
Frédérique Briard, Marianne

«Le 14 juillet 2007, lorsque Emel Mathlouthi lance son chant «Kelmti Horra» («Ma parole est libre») à la Bastille, un frisson parcourt les milliers de spectateurs (...). À vingt-cinq ans, cette jeune femme déterminée ose affirmer à pleins poumons être «une épine dans le dos de l'opresseur».»
Élisabeth Stoudmann, Vibrations

«Dame de cœur (et de pique) de la Tunisie nouvelle qui émerge de la Révolution de Jasmin, cette très jeune auteur-compositeur-interprète signe avec son premier album un disque d'emblée emblématique, symbole de liberté et de résistance. On pense bien sûr à Joan Baez – l'une de ses icônes – pour l'engagement politique ou encore à Björk pour l'indépendance artistique, mais surtout à Emel Mathlouthi elle-même tant cette musicienne d'aujourd'hui donne à ses chansons, conçues comme de chatoyants films sonores arabo-électro, une urgence et un sens qui touchent à l'universel...»
Jean-Luc Caradec, La Terrasse

« Des sons d'ambiance de la révolution côtoient ceux du terroir. La musique arabe dialogue avec le rock, les violons avec l'électro. Mais la grande force de cet enregistrement reste évidemment la voix. De cris en chuchotements, de mélopée orientale en chant révolutionnaire, elle se superpose à elle-même en dans un tourbillon d'émotions. »
Élisabeth Stoudmann, Le Courrier

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