Théâtre
Dans la solitude des champs de coton
Bernard-Marie Koltès – Roland Auzet – Anne Alvaro – Audrey Bonnet
Jeudi 30 et vendredi 31 mars 2017 à 20h30

DURÉE 1h15
TARIF B
Plein 40 / 30 | Réduit 35 / 25
Mini 15 | Pass Forum 15 | Pass Éco 15

Spectacle présenté au centre commercial de Meyrin
Rendez-vous à 20h15 au TFM

Titanesque face-à-face entre deux personnages dont on ne saura rien d’autre que leur rôle de vendeur et de client, Dans la solitude des champs de coton est l’oeuvre la plus connue de Bernard-Marie Koltès. Dans cette version, deux femmes, Anne Alvaro et Audrey Bonnet, jouent les deux rôles masculins pour une expérience physique de la puissance du verbe.

L'essentiel

Une langue aussi ample qu’un océan démonté

Vous marchez dans la ville sans autre but que de vous rendre d’un point A à un point B. Soudain, un inconnu vous arrête. Pourquoi? Parce qu’il connaît vos désirs. Si vous le voulez, il peut immédiatement y répondre. Vous vous défendez, vous dites que vous n’avez aucun désir à combler, mais il insiste. Il vous noie de paroles et bientôt, le doute s’insinue. Peut-être, oui, que vous avez une aspiration secrète. Peut-être, oui, que vous n’êtes pas passé par ce chemin par hasard. Mais parviendrez-vous à l’admettre?

Titanesque face-à-face entre deux personnages dont on ne saura rien d’autre que leur rôle de vendeur et de client, Dans la solitude des champs de coton est l’oeuvre la plus connue de Bernard-Marie Koltès, et pour cause: on y trouve la quintessence d’un talent resté sans équivalent parmi les auteurs de théâtre contemporains. Dans ce long dialogue où chaque réplique semble ne jamais devoir s’arrêter, on jouit d’une langue aussi ample qu’un océan démonté tant on plonge au coeur des rapports ambivalents que les êtres entretiennent entre eux. Roland Auzet propose du texte une version inédite: deux femmes jouent les deux rôles masculins. Aussi fragiles que puissantes, Anne Alvaro et Audrey Bonnet s’approprient cette partition redoutable avec un mélange de délicatesse et de violence d’autant plus impressionnant qu’on les écoute au casque, au milieu des espaces fermés d’un centre commercial. Une expérience physique de la puissance du verbe.

Générique

De Bernard-Marie Koltès
Musique et mise en scène Roland Auzet
Avec Anne Alvaro, Audrey Bonnet
Collaborateurs artistiques Thierry Thieû Niang, Wilfried Wendling
Créateur lumières Bernard Revel
Costumes Nathalie Prats
Scénographie sonore La Muse en Circuit – Centre national de création musicale
Piano Sophie Agnel
Informatique musicale Thomas Mirgaine, Augustin Muller
Remerciements Sinan Bökesoy
Ingénieur du son Thomas Mirgaine
Élaboration du dispositif sonore Camille Lézer assisté de Pierre Brousses, Franck Gélie, Grégory Joubert
Régie générale Jean‐Marc Beau
Administration Vincent Estève
Administration de production Morgan Ardit, Charlotte Weick
Texte édité aux éditions de Minuit

Production La Muse en Circuit – Centre national de création musicale
Coproduction Act-Opus – Compagnie Roland Auzet, Théâtre des Célestins – Lyon, CICT – Théâtre des Bouffes du Nord – Paris
Avec le soutien de DICRéAM, SPEDIDAM, La Muse en Circuit, Centre national de création musicale, est soutenue par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Île-de-France, le conseil régional d’Île-de-France, le conseil général du Val-de-Marne, la ville d’Alfortville et la SACEM. Act-Opus – Compagnie Roland Auzet est conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Rhône-Alpes et la région Rhône-Alpes.

Revue de presse

« Autant le dire : on a été saisi. On a adhéré. On a eu peur. On s'est interrogé. On a été ému. Et on a réentendu ce texte extraordinaire en en goûtant le moindre soupir, la moindre nuance. Un texte d'une force classique qui se déploie mine de rien et qui renvoie à des questions essentielles, à des questions de vie et à des questions d'existence. »
Armelle Héliot, Le Figaro

« Une création qu’il faut vivre plutôt que raconter. »
théâtres.com

« Roland Auzet tente un pas supplémentaire. Il mêle public et actrices, qui forment ainsi « un organe déambulatoire ». (…) À chaque instant, les spectateurs sont susceptibles de toucher le dealer (la dealeuse) et le client (la cliente), tout en entendant leurs voix dans des casques, entrant ainsi dans les souffles, les vibrations, les sensations intérieures. »
Christophe Bident, Le Magazine littéraire

« Rarement le théâtre ne nous avait atteint avec une telle intensité. »
www.les5pieces.com

« Roland Auzet a trouvé en Anne Alvaro et Audrey Bonnet des actrices qui utilisent la langage comme une arme. Avec sa performance, Audrey montre ici à nouveau qu’elle est une des grandes comédiennes de sa generation ; Anne, en dealer, est magnifique, s’attardant sur les syllables comme sur des notes de musique. »
The Financial Times

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