Théâtre
Bovary
Tiago Rodrigues – Jacques Bonnaffé
Mardi 16 et mercredi 17 mai 2017 à 20h30

DURÉE 2h
TARIF B
Plein 40 / 30 | Réduit 35 / 25
Mini 15 | Pass Forum 15 | Pass Éco 15

Une création surprenante qui dissèque et expose à vif les nervures du roman-phare de Gustave Flaubert, Madame Bovary. Tiago Rodrigues se saisit du procès intenté à l’écrivain pour « outrage à la morale publique et à la religion » en 1857. Une nouvelle fois, il partage son amour de la littérature avec simplicité et sincérité. Il faut découvrir ce travail étonnant qui réinvente le théâtre avec un incroyable appétit de création, dans un souci de partage.

L'essentiel

Un chef d’oeuvre universel révèle son intimité.

C’est l’histoire d’un procès dont toute la littérature moderne va découler. En 1857, alors que son roman Madame Bovary n’a encore été publié que par tranches dans une revue, Gustave Flaubert est assigné en justice pour immoralité. Il faut dire qu’il existait, à l’époque, une instance de surveillance des publications dont le travail consistait à traquer le moindre effet suggestif. Dire qu’une femme «s’abandonne» revenait quasiment à écrire de la pornographie.

Nourri par le réquisitoire et la plaidoirie du procès, mais aussi par le roman de Flaubert et la correspondance de l’écrivain, Tiago Rodrigues donne vie à la fois aux acteurs réels et aux personnages de fiction. Tandis que s’affrontent le procureur Pinard et l’avocat Sénard dans une joute verbale qui ausculte les pouvoirs de la littérature, Charles Bovary tente désespérément de rendre sa femme amoureuse, Emma se languit auprès de ses amants, et l’écrivain, magistralement incarné par Jacques Bonnaffé, confie son désarroi. Entre les uns et les autres, des relations parfois osées surgissent comme dans un rêve où fiction et réalité se confondent. Tandis qu’on plonge au coeur d’un moment d’histoire unique, l’intimité d’un chef d’oeuvre universel se révèle. Une magnifique célébration du pouvoir secret des mots.

Générique

D’après le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert et le procès Flaubert
Texte et mise en scène Tiago Rodrigues
Traduction française Thomas Resendes
Avec Jacques Bonnaffé, David Geselson, Grégoire Monsaingeon, Alma Palacios, Ruth Vega Fernandez
Lumières Nuno Meira
Scénographie et costumes Ângela Rocha
Construction décor Marion Abeille
Régie générale Frank Condat

Production déléguée Théâtre de la Bastille
Coproduction Teatro nacional D. Maria II, Festival Terres de Paroles, Centre dramatique national de Haute-Normandie, Comédie de Béthune – Centre dramatique national Nord-Pas-de-Calais, Théâtre Garonne – Scène européenne – Toulouse
Avec le soutien de O Espaço do Tempo (Montemor-o-Novo, Portugal), Ambassade du Portugal en France, Centre culturel
Camões à Paris, Fondation Calouste Gulbenkian

Revue de presse

« Le spectacle Madame Bovary de Tiago Rodrigues est exactement ce que devrait toujours être le théâtre : une vivante étude de texte ; un décryptage serré de paroles dites et de pensées inavouées ; une méditation physique et mouvementée sur l’esprit et la lettre. »
Judith Sibony, Coup de théâtre / Le Monde

« L'exercice est virtuose. Rodrigues parvient à faire saisir tous les enjeux à la fois : la beauté du roman, la fascination qu'exerce son héroïne (Alma Palacios, toute de grâce empêchée, de frustrations discrètes et douloureuses), la folie et les tourments qu'elle inspire à la censure d'Etat comme à son créateur. »
Fabienne Pascaud, Télérama

« Le charme opère encore une fois. Rien à voir pourtant avec les précédents spectacles si ce n’est l’essentiel : une infinie douceur. Dans la façon d’aborder les œuvres, sans les violenter tout en démontant amoureusement leur moteur. Dans la façon de mettre la complicité au centre du jeu des acteurs entre eux et des acteurs avec le public (sans pour autant s’abaisser au moindre racolage ou clin d’œil ou hurlement intempestif). Dans la façon de chahuter la notion de pièce, de cuisiner le texte à vue. On retrouve tout cela dans « Bovary ». »
Jean-Pierre Thibaudat, Balagan / Médiapart

« Une plongée envoûtante dans l'oeuvre de Flaubert, qui, par une voie détournée - le procès intenté à l'écrivain en 1857 pour immoralité -, fait rebattre à tout rompre le coeur de l'héroïne. Emma ressuscite sous nos yeux, amoureuse et libre pour l'éternité. »
Philippe Chevilley, Les Echos

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