Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki

Anatoli
Jeudi 19 janvier 2012 à 20h30

L’une, l’aînée, a la voix grave, tannique, apaisée, quand sa cadette a le timbre cristallin, plein d’une énergie virevoltante et indomptée. Toutes deux conteuses aux pieds nus, sobrement drapées de tissus moirés, faisant corps avec leur guitare pour chanter les plus grands poètes grecs. Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki.

Durée Spectacle en création
Tarif B

L'essentiel

«Je ne crois pas au hasard. Je crois à la chance. Katerina Fotinaki est la «petite» soeur que j’aurais voulu avoir.» Angélique Ionatos

«Sa maturité et son exigence artistique et humaine me font souvent oublier son jeune âge», dit de sa jeune compatriote l’immense Angélique Ionatos, lauréate de l’Académie Charles Cros et auteur de dix-huit albums à ce jour. Après un premier spectacle en commun, joliment intitulé Comme un jardin la nuit..., voici Anatoli, qui désigne à la fois l’Orient et le lever du soleil en grec. Ce duo vient prolonger la joie et la complicité si manifestes de leur première collaboration.

L’une, l’aînée, a la voix grave, tannique, apaisée, quand sa cadette a le timbre cristallin, plein d’une énergie virevoltante et indomptée. Toutes deux con teuses aux pieds nus, sobrement drapées de tissus moirés, toutes deux faisant corps avec leur guitare pour chanter les plus grands poètes grecs : Odysseus Elytis, prix Nobel de littérature, Nikos Gatsos ou Sappho, entre autres.

Par leurs voix incomparables, Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki rendent grâce à leur langue maternelle et à ses plus nobles défenseurs, en portant vers nous les textes qui les inspirent et les nourrissent.

Générique

Voix, guitares Angélique Ionatos, Katerina Fotinaki
Collaboration artistique Philippe Mentha
Son Thierry Legeai
Lumières Ingrid Chevalier
Production Accords Croisés

Photos Julie Carretier Cohen

Revue de presse

« (…) Ensemble ou séparément, elles déclinent la luxuriance des musiques méditerranéennes en les parant d’une solennité majestueuse ou d’une fraîcheur primesautière. (…) Quand leurs chants entrelacés vagabondent, picorant de-ci de-là avec une gourmandise et une gaieté contagieuses. Il y a de la véhémence aussi et de l’effronterie dans leurs jeux à deux. La langue grecque est leur point de convergence.»

                                           Éliane Azoulay, Télérama

 

« (…) Les deux chanteuses viennent d’enregistrer ensemble un album d’une belle délicatesse, alternent leur voix (mate et ombrée pour angélique Ionatos, évanescente et aérienne pour Katerina Fotinaki), les croisent ou les superposent, s’amusent comme deux adolescentes, rapprochant, par exemple, un chant traditionnel grec avec un texte de Colette. Dans un jardin, la nuit, toutes les audaces sont permises.»

                                             Patrick Labesse, Le Monde

 

« (…) Assises sur un tissu coloré, pieds nus dans l’obscurité d’une scène silencieuse, Ionatos et Fotinaki brillent en toute simplicité, en noir et rose, l’oeil profond qui parfois se referme pour mieux sentir le son qui vibre, la résonance du mot. Ces airs que l’on respire sentent l’olivier, la candeur, la tristesse, selon le sens du vent. Sans doute parce que «tout est permis dans un jardin la nuit…».

                                              Nadia Aci, Mondomix

 

« (…) Pour l’auditeur, cette blessure a quelque chose de la mélancolie épanchée dans la chanson traditionnelle grecque. (…) Ionatos et Fotinaki, en vestales de leur art vrai, abolissent la notion de temporalité. Sur le feu sacré de leur créativité, elles mettent en lumière une fraternité qui transcende les siècles (…).»

                                               L’Humanité