Mardi 9 et mercredi 10 octobre à 19h

La Loba, gardienne des mémoires

Aurélie Morin

Pièce d’ombres et de figures dansées, La Loba est comme un mythe ancien où il est question de transmission: comment s’opère le passage de mère à fille? Comment se transmet le pouvoir de l’intuition? La loba, c’est la louve, symbole maternel et réalité matricielle. Avec la route et l’exil en guise de voyage initiatique.

Dès 5 ans
Durée 55 min
Tarif C
Plein 25.-/20.- | Réduit 20.-/15.- | Mini 15.-
avec le Pass Forum 15.-

 

 


L'essentiel

La gardienne des mémoires a la réputation de ramasser tout ce qui peut être perdu pour le monde.

Un peuple est contraint de quitter sa terre. Éternel recommencement. Il prend la route, emmenant dans son exil le feu comme gardien de son identité. Au propre comme au figuré, la flamme va perdre de son intensité. Avant que celle-ci ne s’éteigne définitivement, une mère va transmettre à sa fille une poupée de chiffon. Baptisée le «loup-esprit», elle est celle qui chuchote à l’oreille des enfants, celle qui permettra à cette enfant de souffler à son tour sur les braises du souvenir et de raviver ladite flamme des savoirs ancestraux.

Pièce d’ombres et de figures dansées, La Loba, gardienne des mémoires se construit comme un mythe ancien. Des écrans poussent du sol, une forêt de matières se déploie, les corps d’une marionnettiste et d’une danseuse se glissent dans ce décor d’ombres et d’images. La loba, c’est la louve, symbole maternel et réalité matricielle. Mère des jumeaux Rémus et Romulus, mère de Mowgli, mère de San dans Princesse Mononoké. Il est alors question de transmission: comment s’opère le passage de mère à fille? Comment se transmet le pouvoir de l’intuition, la force de l’instinct? D’où tient-on la capacité de sentir de l’intérieur ce qui est juste? À quel moment la féminité se révèle-t-elle accomplie? La route et l’exil en guise de voyage initiatique.

Générique

Direction artistique, conception, ombres et figures Aurélie Morin
Interprétation chorégraphique Chloé Attou
Scénographie, assistance mise en scène Élise Vigneron
Manipulations plateau & objets marionnettiques Élise Gascoin
Construction Messaoud Ferhat, David Frier, Vincent Panchen
Réalisations plastiques Hélène Barreau
Musique David Morin
Direction technique Aurélien Beylier
Élagueur artistique Romuald Collinet
Création de feutre Birgit Kirkamm
Administration, production Yannick Valin

Production Théâtre de Nuit
Coproduction Théâtre Jeune Public de Strasbourg – CDN d’Alsace, Le Dôme Théâtre, Scène conventionnée d’Albertville, Le Granit – Scène nationale de Belfort, L’Arche de Béthoncourt, Scène conventionnée pour la jeunesse, ESPACE 600 – Scène Rhône-Alpes, Théâtre de Villefranche-sur-Saône, Maison Des Arts Thonon Évian, Le Train-Théâtre de Portes-lès-Valence

Revue de presse

«Une scénographie insolite où les manipulateurs font partie du jeu au même titre que les objets manipulés, à l'esthétique sans conteste aboutie. Des images très belles, mobiles et fébriles pourrait-on dire, une atmosphère étrange construite sur cette projection mouvante d'ombres et de lumières diffuses qui troublent la perception, une facture impressionniste dans laquelle s'immerge un peu le sens du conte qu'on veut montrer.»
René Palanque, Le Dauphiné Libéré

«La magie du théâtre d’ombres laisse glisser vers un univers indéfini, hors du monde des apparences, où le pouvoir de l’intuition et de l’instinct permet de renouer avec les savoirs ancestraux, dans les profondeurs de l’âme collective, loin des préjugés. Un récit initiatique aux allures d’errance chimérique dont on ressort, et bien, comme d’un rêve.»
Arc en Scènes, centre neuchâtelois des arts vivants

«Les ombres, sous leur aspect si fragile, ont tellement à nous apprendre... De la chorégraphie aux ambiances sonores en passant par les mots, Aurélie Morin réussit le pari improbable: celui de nous apaiser. Parions qu’après ce spectacle, nous regarderons les choses différemment.»
Liberzic Loire