Sang d’encre

Durée 1h10 [Tarif C]
Par la compagnie Philippe Saire

Philippe Saire aime à prendre le spectateur à bras le corps quitte à le laisser pantois pour mieux le ramener ensuite à plus de finesse. Avec Sang d’encre, la virulence du langage s’accentue en clair-obscur. « Il s’agit en l’occurrence moins de travailler à une narration, nous explique le chorégraphe, que de provoquer des juxtapositions éclairantes entre la danse (que l’on pourrait qualifier, sur le plan du sens, d’impressionniste) et des moments très explicites plus proches de la photo-reportage.»

Quitter la prostration
Peur de rien, peur de tout, tout se mélange pour un mystérieux voyage le temps d’un spectacle. Ne rien édulcorer, donner forme à l’indicible, à l’angoisse ancestrale qui nous habite. Et puis, il y a un clin d’œil sur l’instrumentalisation de la peur et l’obsession de la sécurité, reprises en chœur jusqu’à l’excès par les pouvoirs publics et les médias dans un constant mouvement d’amplification.
Avec ses qualités d’expression particulières, la danse traduit le frisson, vraisemblable ou imaginaire, la dynamique de fuite et le désir de se jeter au sol pour n’avoir plus peur de tomber et regarder les autres tomber à leur tour. Et finalement faire fi de cette sécurité de prostrés pour reprendre appui et réapprendre à communiquer ; réapprendre la confiance en autrui.

Chorégraphie Philippe Saire en collaboration avec les danseurs
Interprétation Philippe Chosson / Karine Grasset / Mickaël Henrotay Delaunay / Mariusz Jedrzejewski / Sun-Hye Hur / Mike Winter Lumières Laurent Junod Son Christophe Bollondi Scénographie Erias Costumes Isa Boucharlat Conseil artistique Isabelle Flükiger / Philippe Weissbrodt Assistante de production Frédérique Leresche