Rashõmon

Mercredi 20 et jeudi 21 janvier 2010 à 18h00 suivi à 20h30 de La ménagerie de verre
Lundi 8 février 2010 à 18h00 suivi de la conférence de Jean-Noël Jeanneney
Mercredi 17 et jeudi 18 février 2010 à 18h00 suivi à 20h30 de Madame de Sade

Durée 1h30 [Tarif F]

Film de Akira Kurosawa (1950 / Japon)
L’intrigue > Nous sommes en 750. La guerre civile a laissé Kyoto – capitale alors du Japon – en ruine.
Dans cette atmosphère désolée et pour se protéger d’une pluie battante, un bonze, un bûcheron et un passant s’abritent sous le porche du temple du démon (Rashõmon).
Ils devisent d’un récent procès auquel deux d’entre eux ont pris part : un samouraï est mort et son épouse aurait été violée. Le coupable est-il bien le fameux bandit Tajomaru ? Y a-t-il bien eu viol ? Le rôle de l’épouse serait-il plus trouble qu’il paraît ? Son mari se serait-il suicidé ? L’arme du crime estelle bien le sabre retrouvé ou plutôt la dague mystérieusement disparue ?
Se complétant autant qu’ils se contredisent, six témoignages (dont celui… du défunt par l’entremise d’une chamane) sèment la confusion ; chacun semblant révéler celui qui l’énonce bien plus que les faits dont il est censé rendre compte.

Le réalisateur > Rashõmon marqua la consécration internationale du maître japonais Akira Kurosawa (1910-1998). OEuvre de la maturité, ce film séduit par la splendeur de ses images, le récit polyphonique et haletant qu’il propose, une direction d’acteurs tantôt introvertie tantôt extravertie, d’amples mouvements d’appareil et enfin par l’humanisme confucianiste de son message ; la réflexion profonde de Kurosawa sur le vrai se clôt par un inattendu salut à la bonté.

La citation > «Rashõmon peut être analysé comme une mise en oeuvre exemplaire du perspectivisme nietzschéen, à travers l’éclatement des récits portant sur le même événement.»
Olivier Dekens

Scénario Shinobu Hashimoto et Akira Kurosawa, d’après deux nouvelles d’Akutagawa Ryunosuke
Interprétation Fumiko Honma / Daisuke Kato / Machiko Kyo / Toshiro Mifune / Masayuki Mori / Takashi Shimura
Musique Fumio Hayasaka Photographie Kazuo Miyagawa
Montage Akira Kurosawa Décors So Matsuyama
Production Daiei Motion Picture Company / Jingo Minura

Lion d’or au festival de Venise 1951
Oscar du meilleur film étranger