Le voyeur

Mercredi 23 septembre 2009 à 18h00
Mercredi 14 octobre 2009 à 18h00 suivi à 20h30 de Je tremble / Jeudi 15 octobre 2009 à 18h00
Mercredi 18 novembre 2009 à 18h00 suivi à 20h30 du spectacle Le compas dans l’oeil

Durée 1h40 [Tarif F]

Film de Michael Powell (1960 / Angleterre)
L’intrigue > A Soho, le jeune caméraman Mark Lewis filme les femmes qu’il désire et les assassine avec le pied de sa caméra-épée – immortalisant du même coup leur agonie.
Doté d’un miroir convexe, son appareil lui permet de saisir la peur de ses victimes, une peur résultant non seulement de l’imminence de la mort mais aussi du reflet de leur propre terreur.
Un jour toutefois, Mark rencontre Helen, une voisine qui semble le toucher. Il lui confie que son père, spécialiste ès scoptophilie (le besoin morbide de contempler la peur d’autrui), se servait autrefois de lui comme cobaye, le réveillant la nuit afin d’observer les manifestations de sa peur…

Du scandale à la réhabilitation > Mark Lewis ressemble à un croisement entre un avatar de Jack l’Éventreur et une réincarnation de M le Maudit (Karl-Heinz Böhm a d’ailleurs parfois le timbre étrange de son compatriote Peter Lorre).
L’univers morbide de l’Anglais Michael Powell (1905- 1990) fit scandale à sa sortie (un film à «jeter dans l’égout le plus proche» conclut le critique Derek Hill…). Les années passant, cependant, Le voyeur sera reconnu comme un chef-d’oeuvre.
Une des réussites suprêmes du cinéma britannique.

Une métaphore du cinéma > Comme Fenêtre sur cour, Le voyeur (Peeping Tom, en anglais) constitue une mise en abyme réflexive sur le cinéma. Sont questionnés le statut du spectateur, son positionnement dans des scènes notamment où le parti pris narratif n’est plus présent – des scènes dans lesquelles il est malgré lui placé en situation de voyeur.
Ce film peut être vu aussi comme une remarquable évocation des théories freudiennes.
Histoire originale et scénario Léo Marks
Interprétation Maxine Audley / Karl-Heinz Böhm / Anna Massey / Moira Shearer
Musique Brian Easdale
Photographie Otto Heller B.S.C.
Montage Noreen Ackland
Production Michael Powell

Ce film intègre notre théma Phobia