Le neveu de Wittgenstein
Mardi 3 et mercredi 4 février 2009 à 20h30
Durée 1h30 [Tarif D]
De Thomas Bernhard
Avec Serge Merlin (France)
Le sujet > Ce récit, drôle et puissant, trace non seulement le portrait dun original irréductible, mais aussi celui dune très émouvante amitié.
Bernhard sy met en scène tandis quil se trouve hospitalisé, à Vienne, avec Paul Wittgenstein, le neveu du célèbre philosophe. Alors que Bernhard sennuie au pavillon de pneumologie, Paul, lui, hante celui de psychiatrie
Notre avis > Dans cette suite de considérations profondes et sarcastiques sur lamitié, la musique, la folie et la mort, on retrouve le Thomas Bernhard que lon aime, remettant sa phrase cent fois en bouche, la tournant, la retournant, poussant la langue dans le retranchement de sa gangue.
Un monstre > Pour les cinéphiles, Merlin est le vieil homme à la maladie des os de verre dans Le fabuleux destin dAmélie Poulain. Ici, dans un autre registre, il module son texte comme personne, déplie la langue de Bernhard comme sil en restituait à la fois la matière et lécho; il en remue les braises et les fait flamber. Nous sommes happés, magnétisés par sa présence. Presque inquiets devant sa perfection.
La presse > «Que tous les élèves de cours dart dramatique courent acheter un billet pour voir ça. Ils nont jamais vu et entendu une telle hauteur de jeu, ils ne verront jamais plus un acteur aussi incandescent cest à dire affable un instant et terrible le suivant, mourant et sans cesse renaissant. Plus tard ils se diront avoir eu de la chance davoir vécu à lépoque où vivait Merlin, comme dautres ont eu la chance de voir sur scène Talma ou Sarah Bernhardt.» Rue 89
Mise en scène Bernard Levy Interprétation Serge Merlin Traduction Jean-Claude Héméry Adaptation Bernard Levy / Jean-Luc Vincent
Assistant à la mise en scène Jean-Luc Vincent Décor Giulio Lichtner Costume Elsa Pavanel Lumière Jean-Luc Chanonat Son Marco Bretonnière
Production Scène Nationale de Sénart / Théâtre National de Chaillot / Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.








