La Vie de Galilée
entracte compris [Tarif A]
De Bertolt Brecht
Mise en scène Jean-François Sivadier
Remettre en cause les idées d'Aristote, celles de Ptolémée, contredire la Bible, fondement de toutes les valeurs, revient à s'aliéner les autorités régulière et séculière. Malgré son abjuration devant l'Inquisition, Galilée fait figure de héros dans la mémoire collective. Au milieu du XXe siècle, un autre adversaire d'Aristote, Brecht, secoue pourtant nos certitudes sur les mérites de l'illustre savant.
La passionnante généalogie de La Vie de Galilée
Avant la guerre, période d'exil de Brecht, la première version de son texte se concentre sur la question de la responsabilité des intellectuels détenteurs de vérités bannies. Dans sa deuxième version, après 1945, domine sa préoccupation face à l'exploitation des avancées de la science par des potentats impérialistes ou obscurantistes. Entre-deux, Hiroshima. Le fait d'apparaître comme le fondateur de la physique moderne revêt soudain un sens neuf : « Galilée représente désormais nous dit Anne-Marie Lercher le drame du scientifique moderne, dépossédé du produit de son travail que le pouvoir utilise à des fins qui lui échappent. » En 1953, la dernière version se ressent de la Guerre froide : lui-même artiste « officiel » d'un régime dont il réprouve certains développements, l'auteur d'Augsbourg s'identifie à cet ultime Galilée, protéiforme, libre penseur et obséquieux, un Galilée démythifié, en somme. Mais la pièce fournit l'occasion aussi d'une interrogation poignante sur la nécessité ou non d'opposer au réel une attitude de doute systématique : « C'est la nuit du malheur, celle où l'homme voit la vérité » affirme Sagredo, l'ami de Galilée interprété par le metteur en scène Jean-François Sivadier. Avec brio, celui-ci nous ouvre à un théâtre joyeux, inventif et surprenant. Son Galilée (incarné par un Nicolas Bouchaud mi Faust, mi Falstaff) est jubilatoire et solaire.
Interprétation Nicolas Bouchaud / Dominique Brillaud / Stephen Butel / Marie Cariès / Eric Guérin / Christophe Ratandra / Jean-François Sivadier / Christian Tirole / Nadia Vonderheyden Assistante à la mise en scène Véronique Timsit Collaboration artistique Nicolas Bouchaud / Véronique Timsit / Nadia Vonderheyden Décors Christian Tirole / Jean-François Sivadier Accessoires Christian Tirole / Dominique Brillault / Yann Chollet Costumes Virginie Gervaise Lumières Philippe Berthomé / assisté de Ronan Cahoreau-Gallier Son et régie son Stéphane Rio Régie générale Dominique Brillault Régie lumières Ronan Cahoreau-Gallier / assisté de Jean-Jacques Beaudouin Habilleuse Laurence Frabot Traduction française Eloi Recoing Production déléguée Théâtre National de Bretagne Rennes








