Est-il donc vrai que l'on vit si bien à Meyrin ?
Si l'on en croit Bruno Marchand, professeur d'histoire de l'architecture à l'EPFL, la cité de Meyrin est un modèle de réussite urbaine : l'organisation des bâtiments autour d'un centre, la prise en compte de la topographie et une forte présence du paysage, ainsi que l'aménagement d'équipements collectifs sont quelques-uns des arguments qui font l'admiration des architectes et des urbanistes pour celle qui fut la première cité-satellite construite sur le sol suisse.
Le milieu des professionnels de l'urbanisme était d'ailleurs fortement représenté, hier soir, dans les foyers du théâtre, qui ont accueilli près de 120 personnes pour une conférence-débat animée par Francesco Della Casa, rédacteur-en-chef de la revue Tracés.
Restait à vérifier le point-de-vue des Meyrinois, qui ont su dire avec modestie, mais non sans éloquence, ce qui constituait la richesse de leur ville : la diversité culturelle, un certain sens de la solidarité -celui-là même qui a motivé la constitution de l'AHVM (Association des habitants de la Ville de Meyrin) -, la richesse du tissus associatif et l'ouverture d'esprit des autorités, qui ont soutenu ces regroupements sans brider leur indépendance.
Ce fut le petit miracle de cette soirée : que le savoir des architectes n'écrase pas le vécu des Meyrinois. Et on a vu que même si ces derniers étaient peu nombreux, la parole pouvait circuler, les uns apprendre des autres et les points-de-vue respectifs s'enrichir mutuellement.








